le blog politique de Sebastien Langlois

Réactions, pensées, propositions, discussions et échanges sur l'actualité de Boulogne sur mer, le Nord Pas de Calais, la France et le monde qui l'entoure...

30 octobre 2009

Bon anniversaire la crise...

Un an déjà…un an c’est court à l’échelle de l’histoire du capitalisme mais que c’est long quand on subit les dommages au quotidien d’une crise économique imprévisible et inattendue (enfin, oui je sais les communistes l’avaient annoncée…d’une part cela leur fera plaisir que je les cite et d’autre part je m’affranchis de leurs commentaires).

Peut-on vraiment en vouloir à la crise ? À un an, on n’est pas responsable ! D’ailleurs quid des responsables au jour d’aujourd’hui ?

Mes chers (quelle ironie !) amis banquiers, ce chapitre est pour vous…

Si j’essaie de résumer la situation, la crise économique que j’appellerai « Sophisme », on baptise bien les tornades, typhons, ouragans ou autres catastrophes pourquoi pas la crise économique et puis avouez qu’elle porterait bien son nom, donc Sophisme naquis le 15 septembre 2008 suite à la faillite d’une banque américaine « Lehman Brothers » firme bancaire d’investissement international. C’est la crise des subprimes (prêts hypothécaires américains) qui engendra environs 500 milliards de dollars de perte, qui acheva Lehman Brothers, entraînant dans sa chute tous ces petits camarades banquiers. En quelques mots, c’est la banqueroute des banques. La faillite des banques entraîne une réaction en chaîne: disparition de l’épargne, arrêt des investissements, arrêt des financements, arrêt des productions, arrêts des ventes, faillite industrielle, chômage etc., etc.    

Pour sauver leurs grands groupes industriels respectifs et donc l’activité économique nationale, chaque pays industrialisé met en place un plan de relance à grand coup de milliards, n’hésitant pas à se réunir en « Club des 20 » pour sauver le monde. L’arme fatale : l’argent est puisé dans les caisses de l’Etat (les fonds publics), creusant davantage la dette nationale, pour être directement envoyé dans les capitaux bancaires (fonds privés).

A posteriori, les banques sont reconnues responsables de Sophisme. La sempiternelle immorale et irrationnelle course aux bénéfices a causé leur propre perte.  Mais grâce à Sophisme, les banques ont montré leur véritable force : chaque pays s’est rabaissé, chaque pays a posé un genou (voir les deux) à terre, chaque pays s’est endetté pour sauver leurs banques respectives. Chaque pays a avoué la nécessité absolue du maintien du système et donc avoué la souveraineté du capitalisme. Sophisme a mis en évidence une lourde constatation: la banque a pris le pouvoir sur l’Etat.

Mais alors qui tient les rennes ? Comment peut-on croire à un gouvernement qui prétend moraliser le capitalisme quand dans les faits c’est le capitalisme qui soumet l’Etat ?   

Les pays industrialisés sont tous reconnus comme des démocraties où des constitutions assurent la liberté, l’égalité, la justice, l’interdiction d’asservissement, une transparence démocratique par laquelle les dirigeants et les décideurs sont élus par le peuple. Dans les faits, nous vivons tous dans une « bancocratie », un système tyrannique qui vous oblige à être totalement dépendant des banques. Il est impossible de vivre sans compte bancaire, il est impossible de ne pas confier son argent à la banque. Non content de nous asservir et de nous obliger à leur confier nos deniers, ce sont les banques elles mêmes qui fixent les règles :

Vous devez payer une carte ou un chéquier pour utiliser votre argent, vous voulez réaliser un virement, vous payer une simple manipulation informatique. Vous avez besoin d’un chèque de banque ? C’est une simple transaction entre le client et la banque, il vous sera facturé 15 euros ! Vous voulez faire opposition à un prélèvement, c’est facile, en 2 clics votre conseiller vous arrange cela mais vous serez priés de régler la note, chez le petit écureuil c’est 20 euros ! Vous êtes obligés de payer pour manipuler et utiliser votre propre argent. Et si la banque s’autorise à endetter l’Etat à hauteur de milliards d’euros, elle vous interdit de lui devoir quelques euros sous peine de vous infliger des frais et non des moindres.

Il y a un an à peine, les banques étaient incapables de rembourser tous les clients en même temps, incapable de rendre à chacun son propre argent. Elles étaient déficitaires !!!! Au jour d’aujourd’hui, si vous vous êtes incapable de payer tout ce que vous devez (soit parce qu’à cause de Sophisme vous avez perdu votre emploi ou parce que votre PME a coulé, ou un accident de la vie vous prive d’un revenu) …qui vient renflouer votre compte ? L’Etat ? Qu’elle est alors la réaction de la banque qui travaille en toute légalité ? Elle vous soumet à des retards de paiement ! C’est à dire que « on sait que vous ne pouvez pas payer, donc le mois prochain vous paierez plus ! ». 

Le comble du comble : c’est vous brave contribuable qui payez des impôts, vous même qui avez contribué au sauvetage des banques, qui êtes punis, surtaxés et endettés par la banque !

Les banques refusent de soutenir les PME (les vrais créateurs d’emplois), refusent d’investir, refusent les crédits immobiliers pour des raisons ridicules. Elles aggravent les conséquences de Sophisme qu’elles ont elle même provoquée, elles ralentissent la relance économique en restant bien au chaud assises sur les fonds de l’Etat et donc du peuple.

Voici quelques exemples factuels de la vie d’un français moyen (j’entends par là ni la France d’en haut, ni celle d’en bas mais la catégorie de gens qui ne perçoivent aucune aide, qui n’ont le droit à rien sauf de tout payer) :

Comment expliquer que les banques rejettent des chèques de 20 euros le 25 du mois en vous imposant des frais de rejet, une menace d’interdit bancaire, voir le paiement pharaonique de timbre amende à la Banque de France ?

Comment peuvent-elles en toute légalité vous doubler votre découvert autorisé durant un mois en cas de difficultés impromptues mais pérennes (pour soit disant vous permettre de respirer) en étant tout à fait conscientes que votre salaire n’aura pas bougé le mois prochain ? Conséquence, votre salaire de fils en aiguille n’arrive même plus à couvrir votre découvert ! les frais engendrés sont énormes et vous payer plus de remboursement de frais bancaires que de frais de premières nécessités (se loger, se nourrir, se vêtir et se maintenir en santé), vous devenez en tant que pauvre une vache à lait très rentable…

Qui sont les victimes de Sophisme ? les grandes entreprises ? les Banques ? les traders ? les actionnaires ?

Qui est responsable de Sophisme ? les salariés ? les PME ? les contribuables ?

L’injustice est historique, les auteurs de cette catastrophe qui appauvrissent et endettent des milliers de salariés, des milliers de petits entrepreneurs, sont sauvés par ceux là même qui en subissent les conséquences ! L’accusé est sauvé par ses victimes et pour les remercier ils continuent de les voler…en toute légalité et avec la bénédiction de nos élus.

Clients riches ou clients pauvres, croissance économique ou crise économique, la banque gagne à tous les coups, donc tous les coups sont permis.

J’ai perdu mes idéaux, le monde et ma France que je croyais démocratique, républicaine et loyale vivent sous la houlette d’un système tyrannique. Un monde ubuesque où les grands portefeuilles sont indétrônables et tiennent les pays par les bourses. Un monde où Sophisme a en réalité réaffirmé le pouvoir absolu des très très riches, éliminer les parvenus et quelques millionnaires de trop, réduit les Etats à une dépendance bancaire et redistribuer le monde et sa gestion dans les mains de quelques souverains.

Finalement Sophisme a renforcé ses parents, avec une once de paranoïa je pourrai me demander si Sophisme n’a pas en fait été une enfant désirée…

Elle porte décidément bien son nom cette crise…

Pour conclure, je citerai Baudelaire qui déjà en 1857 nous mettait en garde :

« Toi qui poses ta marque, ô complice subtil,
Sur le front du Crésus impitoyable et vil,

Ô Satan, prends pitié de ma longue misère ! »

Extrait de « Les Litanies de Satan »

« Les fleurs du mal »

Charles Baudelaire

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10 juin 2009

La "Voix du Nord" ou la "Voix de son Maître"

La Voix du Nord est le seul et unique quotidien du Boulonnais, ce monopole lui assure un équilibre budgétaire certain (pas de concurrence) mais contraint l’édition à une impartialité et une objectivité stricte et rigoureuse. Cependant les lecteurs boulonnais ont plus souvent l’avis personnel du rédacteur en chef qu’une information impartiale et exhaustive. Quoiqu’il en soit il y a pire que la désinformation: c’est la non-information !

Comment la Voix du Nord a pu refuser d’honorer l’invitation de Richard Honvault à une réunion publique le 29 mai 2009 où était annoncés une députée européenne (Mme Brigitte Fouré), un député-maire (Mr Francis Vercamer), le délégué départemental du Nouveau Centre et Conseiller Diplomatique de Valérie Pécresse (Mr Francois Decoster) et un candidat Nouveau Centre sur la liste de la majorité présidentielle (Mr Philippe Degaey), sur le thème de la campagne officielle des élections européennes ?

L’absence de journaliste a moins de 10 jours du scrutin à la seule réunion publique de la campagne officielle de la majorité présidentielle (UMP et ses partis politiques annexes, et le Nouveau Centre) dans le Boulonnais,  prouve que la Voix du Nord a volontairement omis d’informer les Boulonnais du programme officiel de la liste emmenée par Dominique Riquet.

Lors de cette réunion, Richard Honvault a profité de la présence des intervenants (un député, un conseiller diplomatique ministériel et un candidat potentiellement éligible) pour défendre, soutenir et expliquer les revendications des marins-pécheurs boulonnais et assurer la promotion de la filière halieutique.

Malgré le manque d’information de la presse locale, cette liste a atteint à Boulogne sur mer 19,07%  des voix  (1730 bulletins) soit une augmentation de 50 % vis-à-vis des élections européennes de 2004 !!! En parallèle, le PS atteint 24,01 % (2178 bulletins) soit une baisse de 41% vis-à-vis de 2004…

Enfin, il est un fait déplorable à remarquer (cher rédacteur en chef de la Voix du Nord): l’absence de campagne publique de l’UMP local. Pourtant Mr Rapeneau, Vallaïste convaincu (j’en ai fait les frais) était candidat sur la liste de Dominique Riquet… Ostensiblement peu soutenu par son camp, Mr Rapeneau peut remercier le travail actif de l’équipe du Nouveau Centre Boulonnais et de son représentant.

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05 juin 2009

Le stade "terminal" de Cuvillier

Etant censuré et interdit par l’auteur d’un droit de réponse sur le blog de Fréderic Cuvillier, je manifeste et publie ma réponse aux propos du Maire, voici le lien pour suivre la discussion (pour ceux qui ne se laisse pas éblouir par le « paraitre » de Fréderic Cuvillier) : 

http://www.fredericcuvillier.com/article-31734860-6.html#anchorComment

J’ajoute que pour un maire qui défendait la démocratie participative, sélectionner les commentaires de son blog pour s’affranchir des critiques, c’est montrer les limites de sa crédibilité et prouver que sa communication prend le pas sur ces concepts et ces valeurs. Mais bon, seule l’image compte, à tous les niveaux…

« Tout d’abord merci Monsieur le Maire de m’avoir répondu avec célérité. Cependant, je suis navré, je suis certes opposant municipal mais très loin d’être dans la critique systématique (reproche assez caustique venant d’un député socialiste, c’est l’hôpital qui se moque de la charité). Je suis d’accord avec vous pour le stade intercommunautaire, je le souhaite d’ailleurs depuis bien longtemps, bien avant que vous ne vous y résigniez. Vous avez raison d’élaborer un projet ambitieux à l’image de la ville et de s’en servir comme levier dynamique industriel et touristique. Je ne peux pas vous reprochez de développer une zone d’activité, au contraire je vous en félicite, en ces temps de crise il faut avoir cette réactivité. Enfin promouvoir et développer l’axe de La Liane jusqu’à l’Eperon et le port pourrait relancer l’activité économique, industrielle et touristique si toutefois La Liane accepte tant de perturbations si proche de ses rives (le boulevard d’Alembert témoigne de ses caprices contre lesquels on ne peut rien).

Mais je suis contre vos choix économiques concernant l’emplacement (et uniquement l’emplacement) du stade et la rénovation du stade la Libération. En 2012, Boulogne aura 2 stades homologués pour la Coupe de France et le championnat de ligue 1, quel luxe ! Le projet du nouveau stade pouvait largement être réfléchi au début de votre premier mandat lors de l’ascension de l’USBCO au niveau National. Nous connaissions tous les motivations et l’ambition de Jacques Wattez : faire de l’USBCO un grand club professionnel, c’est un objectif de longue date…

Votre projet de stade trop tardif et vos hésitations vous ont obligé à agir précipitamment (souvent en intersaison) pour permettre à Boulogne de toujours jouer sur ces terres et donc d’être soutenu comme il se doit.

Donc 2 structures sportives de haute qualité et toujours pas de salle de spectacles… mais bon ce n’est pas comme si vous nous l’aviez promise lors d’une récente échéance électorale…

Enfin, se vanter que la Libé est le seul stade de la Côte d’Opale homologué par la ligue n’est pas très courtois envers vos amis calaisiens… Même si la finition est non réfléchie, les initiateurs du stade de l’Epopée ont eu le mérite de lancer le projet au moment propice. Je vous souhaite une meilleure réussite car on ne peut se vanter que de ses succès. Au royaume des aveugles les borgnes sont rois… »

Depuis, l’USBCO a décrochée fièrement son ticket pour la ligue 1, et l’imbroglio « stade » s’est encore plus emmêlé. Il faut finir de payer l’aménagement du stade de la libération pour la ligue 2, prévoir et financer (encore une fois dans la précipitation) l’aménagement du stade de la libération pour la ligue 1 (14000 places) et poursuivre le projet du « Grand Stade »…

Attention Monsieur le Député - Maire et Président de la CAB, les contribuables communautaires vont finir par ne plus aimer quand Boulogne gagne...

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29 avril 2009

Médecin, hôpital, Sécu...

Le système de santé français, vaste sujet. Cent fois réformé sans ne jamais satisfaire ni les usagers ni les acteurs de soins. Il reste toutefois une des meilleures, voir la meilleure, prise en charge de santé publique au monde.

En tant qu’infirmier, je côtois au quotidien les dysfonctionnements du système.

L’hôpital est une grosse machine issue d’une évolution historique assez insolite. Autrefois basé sur le dévouement religieux des sœurs, l’hôpital a toujours été au service de la population et surtout des plus démunis ; un établissement à but non-lucratif où le médecin était une référence, un chef de clinique respecté et dévoué à sa mission.

Depuis, la population, les missions et les soignants ont changé, mais l’hôpital souffre encore de nombreux reliquats de son passé.

En 2009, l’hôpital est toujours organisé, quoiqu’on en dise, autour des médecins. Chaque médecin organise son service et régule son organisation selon son propre chef. Les patients, les soignants paramédicaux, les laboratoires, les services d’imagerie médicale (radiologie, scanner, IRM) et tous les divers intervenants hospitaliers gravitent autour des médecins et interviennent en fonction de l’organisation de ce dernier. La seule limite d’un médecin… c’est un autre médecin.

Cette situation crée une désorganisation complète de l’hôpital, aucune coordination entre les services n’est possible. Les victimes ? En premier lieu: les usagers, en second lieu: le reste du personnel. Si les médecins restaient un maillon de la chaine au service du patient, la machine fonctionnerait avec beaucoup plus de fluidité. L’artillerie hospitalière devrait s’organiser et s’articuler autour des patients. Mais comme m’a dit récemment un praticien hospitalier: « c’est le patient qui vient à moi, ce n’est pas moi qui vais au patient ».

Les médecins ont la main mise sur le conseil d’administration de l’hôpital et tiennent les ficelles de l’établissement en y trouvant leur compte, que se soit qualitativement ou financièrement. Il est bien loin le temps du serment d’Hippocrate… cessons la langue de bois et l’hypocrisie.

Personnellement je pense que le travail d’un médecin est de soigner et non de manager et d’organiser un système, chacun son travail.

La loi Bachelot lance un pavé dans la mare et enlève le pouvoir décisionnel et organisationnel des médecins. Ces derniers restent la référence pour définir la stratégie médicale, mais les missions, les objectifs et les investissements sont fixés par une agence indépendante à l’établissement, l’ARS. L’ARS confie au chef d’établissement les objectifs en fonction des besoins de la population concernée, aux médecins de mettre en œuvre leur art pour y répondre…

Les investissements et le développement des centres hospitaliers doivent répondre à la nécessité de la population et non aux desiderata ou au bon vouloir du corps médical.

La loi Bachelot redistribue les compétences en s’assurant que chaque intervenant reste dans ses aptitudes reconnues professionnellement… ultime doute: les agents de l’ARS seront-ils adroits, raisonnables ou restrictifs ?

Il faut également changer l’image de l’hôpital et plus généralement de la CPAM… Créée en 1945, la sécurité sociale apparait pour chaque français comme un concept normal, obligatoire et gratuit !

On n’oublie trop souvent que derrière chaque soin, chaque médicament ou chaque intervention, il y a un dû, et non des moindres. La CPAM est un outil de protection social indispensable, légitime et efficace dont nous avons la chance de pouvoir bénéficier. Mais n’oublions pas qu’elle est basée sur le principe de solidarité nationale. Ne pouvant individuellement régler les incommensurables frais médicaux, chaque français actif mutualise mensuellement pour les autres et pour soi-même. Ce concept est oublié dans les faits, les patients usent des avantages de la CPAM et de la pseudo gratuité: consultations à outrance, recours systématique au Service d’Accueil et d’Urgence, utilisation des ambulances privées par confort, médicaments jetés ou non utilisés, matériels loués et non utilisés à domicile (multipliant les décompensations des pathologies chroniques et donc les hospitalisations itératives), mauvais suivis des conseils de vie et de prévention (notamment les conseils diététiques, on préfère un médicament ou une injection à un régime !), mode et hygiène de vie très déconseillé (aliénant intoxication alcoolo-tabagique, mauvaise alimentation, sédentarité…).

Il est facile d’être libre, d’ignorer les conseils et de prendre tous les risques quand on n’en paye pas les conséquences. Chaque français est libre de consommer et de jouir du mode de vie qui lui convient. Mais dés lors où ce mode de vie coûte à l’Etat et par voie de conséquence aux contribuables, il atteint les limites de la liberté individuelle. Chaque bénéficiaire devrait se responsabiliser, la solidarité nationale n’annihile pas les responsabilités individuelles.

Il faut aussi dénoncer les abus des laboratoires pharmaceutiques, la CNAM est un bon client assurant prospérité et fond de commerce… il serait temps de régulariser les frais exigés par les laboratoires, de réduire les coûts du matériel médical et hospitalier (exagérément élevés), de délivrer les médicaments à l’unité selon les prescriptions et non plus par boîte et de réduire à 5 ans la durée du brevet d’exclusivité (permettant de multiplier les médicaments génériques).

Enfin, il faut revoir également les frais de fonctionnement de la Sécurité Sociale (12 milliards en 1999, dont les 2/3 sont consacrés au personnel).

Entre les médecins qui régulent l’hôpital à leur guise, le vieillissement de la population, les bénéficières qui abusent du système de santé et les laboratoires qui s’enrichissent sur le dos de l’Etat, le déficit abyssal de la Sécurité Sociale n’est pas prêt d’être comblé…

Ne rien faire c’est suicidaire, réformer c’est déplaire car tout le monde est incriminer… en ce contexte de grogne social, il fallait oser… en espérant ne pas avoir atteint le point de non retour.

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24 avril 2009

Contenu de la loi Bachelot

Loi Hôpital, santé, patient, territoire, dite loi Bachelot

En octobre 2007, Mr Nicolas Sarkozy confie à Mr Gérard Larcher, la présidence d’une commission chargée de faire un bilan de l’organisation de la carte hospitalière. Elle a pour but de mettre en évidence les carences du système et d’apporter des propositions pour assurer l’égalité et la qualité des soins adaptés aux besoins de la population. Cette commission a interrogé et travaillé pendant un an avec 200 professionnels de santé (médicales, paramédicales, du domaine public ou libéral) issus de 6 régions françaises dont le Nord-Pas-de-Calais. Beaucoup de conclusions et de propositions émanent donc du vécu et de l’expérience des hommes de terrains.

La dite loi Bachelot n’est que l’application pure et simple du compte rendu de cette commission.

Compte rendu de la commission de concertation dirigée par Mr Larcher.

Les conclusions s’organisent autour de 4 axes de travail :

1.       Aménager les relations entre le monde hospitalier et son environnement,

2.       Optimiser l’offre des soins au niveau des territoires (à visée qualitative et d’efficience),

3.       Préserver l’avenir de l’hôpital public en garantissant son dynamisme,

4.       Piloter l’enseignement et la recherche.

Nous allons présenter chaque axe, les problèmes rencontrés par l’hôpital et les solutions proposées du rapport Larcher.

I. Aménager les relations entre le monde hospitalier et son environnement

Le but premier est de répondre aux besoins et d’assurer la continuité de la prise en charge du patient.

Le constat est évident, il y a un gros défaut de coordination entre l’hôpital et les autres acteurs ou institutions de soins. La prise en charge est segmentée et aucun de ces segments ne communiquent. L’hôpital n’est qu’une étape de la prise en charge. Les soins sont réalisés en amont et en aval : Médecin traitant, Infirmier(e) à domicile, laboratoire, kinésithérapie, autres médecins spécialistes….

Le manque cruel de communication entraine la répétition des soins, des interrogations et/ou des interventions. Le manque de connaissances et d’informations nuisent à la qualité de la prise en charge et engendrent des dépensent inutiles car itératives creusant un peu plus le déficit de la sécurité sociale.

De plus, nous souffrons d’un manque crucial de moyens de prise en charge des personnes les plus fragiles : les personnes âgées, les handicapés, les sans domiciles fixes…. L’offre hospitalière n’a pas répondu à l’évolution démographique de la population française et nous manquons sérieusement de lits gériatriques, de lits SSR (Soins de Suite et de Réadaptation), d’USN (Unité de Soins Normalisés) bref de lits permettant une convalescence. L’offre ne correspond plus à la demande.

Ce déséquilibre engendre d’énormes problèmes. Par exemple, faute de possibilité de placement adapté, les patients occupent inutilement des lits en service de soins spécialisés (Cardiologie, Neurologie, Pneumologie, Chirurgie…) alors que leur état de santé n’est plus critique et ne nécessite plus une telle prise en charge. Cette attente en bout de chaine des soins coûte quotidiennement un plein tarif de la journée d’hospitalisation (660 euros en médecine, 1490 euros en chirurgie et 1980 euros en Réanimation contre 200 euros en service de convalescence).

Mais surtout cette absence de solution de prise en charge à la suite des soins hospitaliers entraine un engorgement du Service d’Accueil et d’Urgences (SAU). En effet, pour admettre un patient dans un service de soins, il faut qu’une chambre soit disponible. Paradoxe très inconfortable, c’est au moment où le patient a le plus besoin de soins, quand son état de santé est le plus critique, qu’il ne dispose pas des meilleures conditions de soins et de repos.

Enfin, il faut absolument réorganiser les services d’urgences qui présentent tous les jours une surcharge incontestable. La population a recourt trop facilement et souvent inutilement aux services d’urgences de l’hôpital. En associant les patients qui ne peuvent bénéficier d’un lit en service par faute de place et les patients qui pourraient être prise en charge en ville, un embouteillage se créé et les brancards s’accumulent dans les couloirs au grand désarroi de leur occupant.

Pour répondre à ce navrant mais concret postulat, la commission propose :

A.                Favoriser les SSR et les Centres de Moyens Séjours

Le rapport Larcher préconise de développer une politique de multiplication de ce type d’établissement, plus adapté et moins coûteux. La durée d’hospitalisation doit se limiter à la phase aigüe. Le médecin reste le seul décisionnaire du transfert du patient.

B.                Structurer la coordination de la prise en charge

Prévoir l’organisation et les conditions de la sortie du patient dés son entrée en créant un poste de référent coordinateur (un(e) infirmier(e) par exemple) reconnu par une qualification professionnelle, en améliorant le soutien logistique des soignants et les outils de communication (messagerie électronique sécurisée), en initiant les ARS (Agence Régionale de Santé) à une vision stratégique de parcours de soins préalablement pensé et en favorisant les prestations d’aide au retour à domicile.

Ce critère de coordination devra figurer dans les exigences de la certification.

C.                Développer l’offre de proximité

Pour lutter contre les inégalités géographiques, le rapport Larcher veut développer les centres et les maisons médicales : offrir à proximité de la population un établissement ou des locaux pouvant recevoir un médecin traitant, un kiné, un(e) infirmier(e) libéral(e), une pharmacie…

D.               Organiser les soins non programmés

Plus concrètement, réorganiser les services d’accueil et d’urgences. Pour désengorger les urgences, il faut gérer les entrées et les sorties.

Il faut créer les permanences de soins des médecins traitants libéraux (maison de médicale ou locaux de garde). Les soins ambulatoires peuvent parfaitement être assurés par un médecin traitant, il est tout à fait compétent et équipé pour cela.

Il faut sensibiliser la population à l’organisation de l’offre de soins et promouvoir le centre 15 (SAMU). Celui-ci assurant la régulation en conseillant la démarche (médecin traitant, médecin libéral de garde, pharmacien, maison médicale la plus proche…) ou en déclenchant un mode de transport adapté (ambulance privée, Sapeurs Pompiers, Sapeur Pompier Infirmier ou SMUR).

Il faut également favoriser l’hospitalisation directe par le médecin traitant. Le passage par les urgences n’est pas toujours une nécessité. Si le médecin traitant juge que le patient ne nécessite pas une prise en charge en urgence et à cibler l’origine du mal être il peut en informer ses collègues hospitaliers et permettre une admission directe en service de soins.

Il faut créer des Unités d’Hospitalisation Temporaire (48h maximum), de sorte que le patient puisse bénéficier d’une chambre et d’un lit en cas de surcharge dans le service de soins correspondant à ses besoins.

Il faut également inciter les praticiens hospitaliers à intervenir aux urgences. Le travail des urgentistes doit se réduire aux vraies urgences et au SMUR. L’intervention précoce d’un spécialiste réduit considérablement le délai d’attente du patient aux Urgences (créer un secteur de consultations spécialisées non programmées).

Enfin, il faut mutualiser les gardes et les astreintes entre les praticiens des différents établissements de santé.

L’organisation et la fluidité du service d’accueil et d’urgences devra être un critère d’exigence de la certification.

E.                L’  Agence Régionale de Santé : l’ARS

Le rapport Larcher préconise de regrouper toutes les compétences sous une direction régionale unique : l’ARS.

Pour assurer une parfaite cohésion et coordination médicale, médico-sociale et sociale adaptée aux besoins de la population, l’ARS maîtrise et organise tout le schéma sanitaire : les hôpitaux, les cliniques, les médecins de ville, les pharmacies, les programmes régionaux de santé, la prévention etc.…

L’ARS véritable chef d’orchestre bénéficiera de tous les outils pour répondre qualitativement et quantitativement aux besoins. Le but étant de résoudre les problèmes d’inégalité territoriale, et d’éviter le développement anarchique et les investissements inutiles.

II.  Optimiser l’offre des soins territoriales à visée qualitative et d’efficience

La carte hospitalière actuelle s’est dessinée avec le temps sans grande logique. Politiquement chaque ville voulait son hôpital et beaucoup d’investisseurs ont implanté des cliniques privées selon le marché. Chaque centre hospitalier et clinique ont promu et investi dans telle ou telle spécialité… Conséquences de ce développement anarchique, les établissements de santé se font concurrence, les hôpitaux publics sont très souvent en grandes difficultés financières, certaines spécialités sont absentes localement et il n’y a que très peu de collaboration entre les établissements privés et publiques.

La santé est devenue un marché, alors que le but et l’unique but est de répondre aux besoins de santé d’une population donnée. La collaboration est indispensable.

A.                Organisation Territorial et l’ARS

L’ARS doit réorganiser l’offre uniquement en fonction des besoins.

L’ARS va revoir le SROS (schéma régional d’organisation sanitaire), s’assurer de la cohérence du champ sanitaire, social et médico-social (entre les différents acteurs). Cette organisation fera l’objet d’une convention entre l’ARS et les Conseillers Généraux (le département). L’ARS n’a donc pas les pleins pouvoirs car elle travaille en collaboration avec le Conseil Général (le département) (les Conseillers généraux élus lors des élections cantonales). Ainsi les pouvoirs politiques intervenants auprès de l’ARS ne se limitent pas au ministère de la santé : les élus de chaque canton (donc les élus locaux) ont un droit de regard et d’approbation sur le SROS.

B.                Les Communautés Hospitalières de Territoires : CHT

C’est une nouvelle forme d’institution. A l’instar des Communautés d’Agglomérations, les centres hospitaliers pourront unir leurs forces, leurs compétences et leurs moyens au sein d’une CHT afin de mieux répondre aux besoins. Sous l’égide d’une direction commune,

la CHT

permettra d’unir les investissements, de combler les carences et de développer une stratégie médicale plus adaptée (constituer une équipe médicale et paramédicale plus large avec des moyens plus importants).

Pourquoi se faire concurrence entre centres hospitaliers séparés de quelques kilomètres ? Quel est l’intérêt de présenter la même prestation spécifique que son voisin ? Une CHT permettra la coopération, la coordination et le développement de l’offre de soins humains et techniques grâce à un partenariat. Les CHT éviteront les doubles investissements inutiles. Les hôpitaux doivent être complémentaires et non se faire concurrence.

Les ambitions médicales et les investissements doivent se concrétisaient en fonction des besoins et non en fonction des desiderata médicaux.

Les établissements qui acceptent de créer une CHT recevront par l’ARS une aide aux investissements et un assouplissement des règles de gestion.

C.                Organiser une meilleure couverture territoriale

Certaines zones géographiques sont désertiques en termes de prise en charge de santé publique.

Il faut créer dans ces zones des maisons médicales de proximité avec une équipe pluridisciplinaire : cabinets médicaux, paramédicaux, permanence des soins, bureaux des HAD (hospitalisation à domicile), service à la personne, et une diversité de statut si besoin (salarié / libérale).

D.               Rendre explicite la participation des cliniques à un service public de santé

Les cliniques privées réservent leurs champs d’interventions aux soins lucratifs et rentables : les soins de secteur 2 (la chirurgie et surtout la chirurgie ambulatoire). Les hôpitaux publics se voient privé de ces soins et assurent toutes les autres interventions beaucoup moins lucratives et en finançant plus de moyens humains. C’est pourquoi l’équilibre budgétaire est impossible dans le secteur public, alors que le secteur privé en tire beaucoup de bénéfices.

L’ARS signerait un contrat avec les cliniques :

Les cliniques s’engageraient à répondre aux caractéristiques du service public (CMU, Services d’Accueil et d’Urgences, qualité des soins prodigués…), et organiseraient une modération du secteur 2.

En échange, l’ARS accorderait l’éligibilité à des subventions à l’investissement. Si le contrat n’est pas rempli, la clinique devra assurer le reversement, majoré de pénalités, à l’ARS. De plus, l’ARS étant décisionnaire du SROS, les cliniques devront avoir l’aval de l’ARS pour leur propre développement.

L’ARS devra lutter contre le monopole des groupes de cliniques dans certaines villes et lutter contre la concurrence. Pour ce, en cas de cessation d’activité d’une clinique, l’ARS prendra une parti du capital par le service publique au repreneur privé si le service public est absent dans cette zone.

III.Préserver l’avenir de l’hôpital public en garantissant son dynamisme.

Le rapport Larcher indique clairement que le dynamisme des hôpitaux et des acteurs de soins est en grand danger. Les problèmes financiers et la concurrence du marché demandent aux équipes de soins de très grandes capacités d’adaptation et un dévouement exceptionnel. Paradoxalement, les directeurs hospitaliers ne sont pas évalués sur l’efficience de leur établissement. Ils n’ont pas d’obligation de résultat…

Il est constaté une fuite médicale et paramédicale vers le secteur privé. Les médecins y bénéficient de meilleures rémunérations, de moins de contraintes administratives, d’une souplesse des ressources humaines, de meilleurs plateaux techniques, d’une meilleure productivité, de moins de lenteur dans les prises de décisions et moins de lourdeurs organisationnelles…. Pourtant, tous les médecins et les soignants paramédicaux ont fait leurs études dans le secteur public. Il faut très vite attirer et conserver les praticiens hospitaliers et les équipes paramédicales car la qualité et la suffisance des équipes soignantes sont indispensables à la qualité des hôpitaux d’aujourd’hui et de demain.

Les équipes paramédicales revendiquent une surcharge de travail, une réorganisation des 35 heures, une impensable lourdeur administrative, une charge de travail physique et mentale, un manque de moyens humains et matériels et une mauvaise reconnaissance salariale et statutaire .

La tarification à l’acte (T2A) et la concurrence entre établissements a mis en évidence de vraies difficultés  de gestions financières pour certains et ces difficultés économiques sont de réelles obstacles au retour à une situation stable.

Pour redynamiser le monde de l’hôpital, la commission Larcher apporte plusieurs solutions :

A.                Réorganisation de la gouvernance

Le rapport Larcher insiste sur un principe : L’hôpital doit être géré par un équilibre entre les pouvoirs médicaux et administratifs, un pilotage médico-économique. La stratégie de développement est à concevoir avec le corps médical.

Il faut remplacer le Conseil d’Administration et le Conseil Exécutif au sein des hôpitaux par :

·         Un conseil de surveillance pluridisciplinaire (le directeur, des agents de l’administration et du budget, des médecins, des représentants paramédicaux, un membre de l’ARS, un représentant de

la CPAM

, un représentant des usagers et un représentant des professionnels de santé libéraux) chargé de valider les stratégies, de surveiller les équilibres économiques et financiers, et en cas de difficultés financières, d’adapter les modalités de gestion interne en fonction de l’ampleur des défis.

·         Un directoire présidé par le directeur de l’établissement, le vice président étant le président de

la CME

(Conférence Médicale d’Etablissement) comprenant les responsables de pôles et la direction des soins. Le président du directoire reçoit une lettre de missions du directeur de l’ARS et est responsable de l’accomplissement.

Il faut poursuivre le développement par pôle de spécialité, maintenir les responsables de pôles mais raccourcir les chaines hiérarchiques pour réduire le parcours décisionnel.

B.                Le Chef d’Etablissement

Au jour d’aujourd’hui, ils sont nommés par l’Etat. Les directeurs sont confortés mais responsabilisés (je ne comprends pas l’idée de la  phrase). Le rapport Larcher et la loi Bachelot  proposent que la qualification des candidats sera désormais validée par le Centre National de Gestion sous contrôle d’une commission d’experts indépendants afin de rendre plus efficace les nominations. Le chef d’établissement se verra contraint de signer un contrat d’objectifs (équilibre budgétaire, missions définies en fonction des besoins de la population…).

C.                Renforcement des outils de gestion

Assurer la mutualisation dans les CHT, des fonctions techniques (gestions des laboratoires, les programmes de maintenance…).

Le rapport Larcher indique la nécessité de recruter des logisticiens pour améliorer la gestion des lits, du flux des patients et l’accès au plateau technique.

D.               Assurer l’attractivité des établissements publics

Il faut impérativement changer de management, valoriser l’implication des personnes et des équipes à la réussite de l’établissement, permettre l’allègement des contraintes et assouplir l’autonomie des pôles. L’ensemble des propositions Larcher sont reprises dans le texte de la loi Bachelot.

1.                L’attractivité médicale

Pour rendre le secteur public plus séduisant, selon le rapport Larcher il faut :

·         Revoir les modalités de rémunération afin de rapprocher les 2 modes d’exercice (public/privé).

·         Revoir l’organisation médicale des établissements pour attirer de nouveaux professionnels.

·         Améliorer les modalités de rémunération et de recrutement des praticiens hospitaliers (arrêter d’embaucher sous le mode contractuel ou d’assistant)

·         Aménager un salaire fixe minimum et une prime mensuelle en fonction de l’implication, des responsabilités, du niveau d’activité, de la pénibilité, de l’enseignement et de la recherche.

·         Instaurer une prime à l’intéressement collectif liée aux résultats financiers de l’hôpital et en fonction des résultats globaux.

2.                L’attractivité paramédicale

La commission Larcher préconise de :

·         Permettre une plus grande autonomie dans l’exercice de la profession et accélérer La délégation d’actes et de compétences

·         Raccourcir le circuit des prises de décisions

·         Diversifier les évolutions de carrières (fonction d’expertise, de formation, de coordination)

·         Instaurer une prime d’intéressement aux résultats, par pôle, selon des règles fixées par le directoire.

·         Favoriser la reconnaissance des nouveaux métiers (télémédecine, recherche…)

·          Mettre en place la reconnaissance LMD (Licence, Master, Doctorat) défini à l’échelle européenne afin que les diplômes français est enfin une reconnaissance internationale.

Il faut revaloriser les métiers, faciliter les évolutions professionnelles entre les différents métiers de la santé, multiplier les passerelles au sein des métiers de la santé et/ou aux autres cursus universitaire pour faciliter les reconversions.

Enfin il faut faciliter l’intégration dans le cursus médical des étudiants ayant d’autres cursus de formations scientifiques ou paramédicaux.   

IV. Piloter l’enseignement et la recherche

Il faut organiser ces domaines en clarifiant les responsabilités dans le pilotage de l’enseignement et de la recherche.

Il faudrait orienter des politiques nationales et un comité interministériel de la recherche, labelliser des équipes d’enseignement et de recherche et renforcer la recherche hospitalière.

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20 avril 2009

Je m'excuse...

Je viens présenter mes excuses, au deuxième degrés, à la France pour toutes les excuses que Madame Ségolène Royale tient au nom du peuple français sans aucune concertation, sans aucun statut et sans aucune représentativité electorale...

Victime de sa vanité, on devrait désormais l'appeller Marianne ou Miss France, le ridicule ne tue pas la preuve...

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17 avril 2009

La crise qui changea le monde

Les scénaristes pensaient avoir tout inventé: une invasion extra-terrestre, la chute d’une météorite, une explosion atomique, un violent réchauffement climatique, une sévère épidémie… Toutes ces catastrophes engendrent au cinéma ou dans la littérature une solidarité et une union mondiale. Unir ses forces pour lutter contre un ennemi commun… La vérité est bien moins romanesque car c’est une crise économique sans précédent qui a permit la première union solidaire internationale mondiale pour sauver, non pas l’humanité ou une grande cause, mais un système économique…

Le G20 de Londres n’est qu’une image d’Epinal… La fin du secret bancaire, le contrôle des fonds spéculatifs, la dénonciation des paradis fiscaux ou la surveillance des rémunérations des traders ne vont rien changé à la situation de crise que nous subissons au quotidien. Ces mesures ne serviront qu’à éviter une récidive, éviter qu’une telle crise ne sévisse de nouveau dans un futur proche, tenter de limiter les dérives extrêmes d’un système basé sur l’envie existentielle et illimitée de l’homme à assouvir ses besoins et donc à augmenter ses ressources… Les grands de ce monde ne se sont pas unis pour « changer le monde », comme dirait l’initiateur de ce G20, mais pour conserver et sauver leurs intérêts respectifs. Il est à déplorer que le seul vecteur qui puisse unir la planète soit l’argent.

La multiplication par 3 des fonds du FMI vont servir à relancer la croissance mondiale. Mais le FMI qu’est ce que c’est ?  C’est une sorte de mutuelle économique. Les pays cotisent pour bénéficier d’un fond sécuritaire en cas de banqueroute. Basé sur une solidarité économique, les pays adhérents et prospères versent une cotisation. A l’inverse, Les pays adhérents en situation de faillites se voient soutenus pour maîtriser et diminuer leur endettement. Chaque pays s’engage en fonction de leur situation économique à respecter cette logique. Mais les 1000 milliards du G20 n’existent pas matériellement. Les pays du G20 vont simplement creuser leurs déficits mutuels pour créer ces 1000 milliards. Donc, pour financer les pays en faillites, les pays les moins pauvres s’appauvrissent en pariant sur la relance d’un système qui les a amenés à faire face à cette situation de crise ! le serpent se mord la queue, le pari est osé…mais c’est la seule solution pour sauver le capitaliste.

La crise économique va très certainement changer le monde de demain, la prospérité d’hier est déjà à classer dans le tiroir à souvenir.

Chaque pays subit cette crise, mais les répercutions ne sont pas égalitaires. Plus le pays est « riche », plus le pays possède d’entreprises cotées en  bourse, plus le pays endure les difficultés. A ce petit jeu, les pays émergents, la BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) en ressortent plus que renforcer. A l’aube de la crise, ces pays très productifs présentaient une croissance extraordinaire, une croissance telle qu’ils venaient taquiner de très prés les pays les plus riches du monde (Etats-Unis, Japon, Allemagne, Royaume-Unis, France, Canada…). Au jour d’aujourd’hui, les pays historiquement riches, berceau du capitalisme, sont très handicapés et les producteurs de richesse sont menacés car ébranlés. En parallèle, la BRIC continue de prospérer. Moins violement touchés par la crise, ces pays peu soucieux des conditions sociales offrent aux investisseurs un terrain de jeu. Les licenciements abusifs, les heures supplémentaires, les syndicats, les conditions de vie des employés ou le respect des droits de l’homme  n’ont pas lieu d’être… Et c’est pourquoi aujourd’hui seules les banques chinoises sont en mesure d’investir. Et la Chine est devenue la banque de l’Amérique. Les chinois investissent et prennent part aux capitaux des fleurons de l’économie américaine et européenne. Les chinois ont mis la main sur les pièces maitresses du grand échiquier économique mondiale… Qui dit poids économique, dit pouvoir géopolitique. Cette crise peut devenir un renversement et marqué l’Histoire. Les prochaines années seront décisives. Les délais de la relance, la célérité, les choix et la rigueur de nos chefs d’états seront déterminants. Il est plus que temps pour l’Europe de s’unir pour faire face au tsunami qui nous menace sous peine de nous faire balayer en moins de temps qu’il ne faut pour comprendre ce qu’il nous arrive…

Unissons nos forces, poursuivons le travail, défendons nos valeurs et cessons de nous regarder le nombril. A vouloir sauver ou perpétuer notre petit confort de vie (35 heures, grèves à répétitions…), nous allons simplement tout perdre et devenir des otages économiques et politiques de la Chine et de l'Inde.

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08 avril 2009

Un député maire antidémocratique

De mon temps l'éducation civique était, bien opportunément, de rigueur au collège. Entre deux cours d'histoire géographie mon professeur m'a, entre autre, expliqué le rôle et les responsabilités d'un Maire et d'un Député de l'Assemblée Nationale. Mais le bougre s'était bien gardé de m'expliquer le rôle et les prérogatives d'un Député-Maire...C'est donc par l'exemple que j'ai tenté de parfaire cette apprentissage.

Dans les faits, Mr Frédéric Cuvillier est élu Maire de Boulogne sur mer, il lui incombe donc la gestion, l'animation, les débats, les votes et les explications ad hoc du conseil municipal tout en veillant au respect des règles démocratiques.

En tant que député, il participe aux questions au gouvernement, où il peut interpeller librement et directement un membre du gouvernement au gré des événements, et pourquoi pas lui faire part de son alternative. Il participe également aux votes des propositionss de lois de l'assemblée nationale et peut démontrer tout son talent et la force de ses idées en proposant lui même une proposition de loi sur les sujets qui lui tiennent à coeur... Il bénéficie donc d'une tribune libre, chaque semaine, et peut à tout moment objecter les projets du gouvernements et proposer ses solutions...

Le conseil municipal de la ville de Boulogne sur mer du 16 mars 2009 a duré environs 2 heures. La moitié du conseil, soit environs une heure, peut se résumer à une violente diatribe envers le gouvernement et sa représentante élue démocratiquement au conseil municipal. (Mme Valla pour les puristes). Je tiens à dénoncer l'acharnement de la majorité socialiste envers l'élue UMP. En aucun cas je ne parlerai aujourd'hui du fond des débats, je resterai centrer sur la forme...

Le conseil municipal à Boulogne a perdu sa fonction première pour devenir un outil de propagande et un défouloir socialiste, où ces derniers hurlent leurs frustrations de ne pas gouverner le pays (mais auraient-ils refuser les propositions s'ils avaient été comme plusieurs de leurs collègues concernés par l'ouverture du gouvernement ?)

C'est pourtant la base de la démocratie: le respect des proportions et de la majorité électorale.Principe de base, assurant l'égalité du droit de parole et la liberté d'opinion. Principe que Frédéric Cuvillier ne respecte en aucun cas au sein de son conseil.

Preuve en est, le maire a refusé de lire les motions proposées par l'opposition, quelqu'elle soit (Nouvelle Energie pour Boulogne en l'occurence), et à bâcler les débats par 2 ou 3 boutades totalement hors sujet, inappropriées et sans droit de réponses.

Mr Cuvillier est certes un homme politique de qualité, on ne peux le nier, mais il se suffit parfois honteusement à lui même; attitude indigne de l 'homme et de son statut.

Pour résumer le conseil a servi de porte-voix au maire pour démontrer, à la presse, à la population et à ses amis ( de hauts rangs) qu'il s'affiche et se scandalise de la politique du gouvernement en reléguant au second plan les questions communales, en s'appropriant la parole et en méprisant l'opposition pourtant élue.

L'attitude de Frédéric Cuvillier témoignerait-elle implicitement de l'ordre de ces priorités ? En tout cas on est en droit de se poser la question

Alors, de 2 choses l 'une, soit je n'ai rien appris au collège, soit les cartes sont faussées... et Mme Haëm, pourrait témoigner à quel point j'étais assidus et studieux lors de ses cours...

27 février 2009

Projet Lumière et Centre Ville

Je voudrais quand même revenir sur le Centre Lumière.

Ce projet sensé symboliser le dynamisme, l’ambition et la politique de redynamisation de Fréderic Cuvillier pour le centre ville de Boulogne, est avant tout un projet inutile, coûteux et inapproprié.

Je m’en explique:

Tout d’abord je ne reviendrai que très brièvement sur l’abandon volontaire de la recette du stationnement payant, soit un million d’euros par an, et ce pendant 5 ans, au profit d’une société privée Qpark. En effet, cette société exploite par contrat avec la ville toutes les zones de stationnement payant et en contre partie elle finance la réalisation du projet. C’est pourquoi nous voyons fleurir de belles barrières aux accès des parkings de Boulogne afin de rendre le stationnement obligatoirement payant. Finalement, l’opération sera d’autant plus intéressante pour Qpark car au millions d’euros annuel il faudra y ajouter la recette du stationnement qui restait impayé jusqu’alors (personnellement je préfère payer un procès verbal au trésor public que d’honorer un droit de stationnement à une société privée, mais cela n’engage que moi).

Je rappelle les tarifs: 20 centimes pour 15 minutes (tarif minimum), 80 centimes pour une heure, et durée maximale de stationnement autorisée: 1H30 ! on ne flâne pas à Boulogne, les amoureux du shopping iront directement à la cité de l’Europe, d’ailleurs ils y trouveront les mêmes enseignes. Désolé pour les commerces indépendants…

On pourra toujours me dire que Frédéric Cuvillier n’est pas fou (et qu’il a fait ses comptes)…je répondrai que les investisseurs privés le sont encore moins.

Redynamiser le centre ville est une priorité pour Boulogne et je me dois de souligner l’excellente initiative de la municipalité qui a développer un centre ville semi-piétonnier. Il faut l’avouer, que ce soit d’un point de vue sécurité, confort ou touristique, l’aménagement est très réussi. Un bémol tout de même, on ne se refait pas, il faudrait aménager les horaires d’ouverture à la circulation en fonction de la saison afin de fluidifier le trafic. L’hiver, les rues piétonnes sont vides entre 18h et 19h, dixit les commerçants.

Mais revenons à notre projet Lumière…

Développer l’offre immobilière au sein du centre ville est une bonne idée, le marché est restreint à Boulogne, augmenter l’offre c’est faire jouer la concurrence et surtout répondre à la demande. Le projet prévoit un édifice de 7 étages. On prétend assurer la rentabilité par la vente des appartements. Mais les tarifs sont exorbitants: 400 000 euros ! Qui veut investir cette somme en ces temps de crise dans un appartement situé à Boulogne sur mer ?  A ce prix excessif, il faudra y ajouter la taxe locale (disproportionnée pour une ville comme Boulogne) et la taxe foncière (en plein centre ville, avec un parking privé: aïe aïe aïe !). De plus, des logements sociaux sont prévus au sein du centre Lumière. Je n’ai rien contre les logements sociaux, au contraire je suis fier qu’une ville comme Boulogne donne l’exemple en respectant largement les quotas. Mais soyons réalistes, ils vont considérablement freiner les ventes d’appartements privés (je rappelle qu’il faut rentabiliser la perte de la recette du stationnement payant). Et je ne parle même pas de la circulation, un véritable contre argument de vente…

On pourra toujours me dire que le projet est rentable de part la vente des appartements et les taxes locales…je dirai encore faut-il que les lieux soient exploités…

La municipalité pourra toujours tirer profit du supermarché (taxe professionnelle, en espérant que le gouvernement la laisse en place). Mais quel est l’intérêt d’un supermarché au centre Lumière ?

Je rappelle qu’il y a déjà un supermarché avec une galerie marchande, un parking sous terrain et aérien à 300 mètres, un autre rue Victor Hugo (dans les anciens locaux des Nouvelles Galeries) et plusieurs épiceries indépendantes dont 2 à moins de 100 mètres… L’offre est supérieure à la demande. Encore désolé pour les petits commerces mais ils en seront les premières victimes. De plus, qui dit supermarché, dit livraisons et donc camions ! faut-il rappeler que la rue Nationale présente plusieurs écoles et collèges ? Un écolier avertit en vaux deux ! Entre la circulation et les camions, les sorties d’écoles vont devenir risquées…

On peut toujours avancer que le projet Lumière prévoit un parking sous terrain sur 3 niveaux et que Boulogne est dépourvu de stationnement. Soit. Mais à ces 3 niveaux, il ne faut pas oublier d’y octroyer les places de parking privées  et réservées aux appartements, les places occupées par les clients et le personnel du supermarché et les places de l’ancien parking de la place Lumière… bref, trois niveaux pour finalement ne pas y gagner grand-chose... N’aurait-il pas été plus judicieux de se contenter du parking sous terrain ? On bénéficierai ainsi de 4 niveaux de stationnement (avec le parking qui existait déjà) entièrement réservés aux promeneurs du centre ville…

Le centre Lumière a pour but d’étaler le centre ville et de promouvoir la rue Nationale d’un point de vue commercial, il est vrai qu’elle parait à l’écart du centre ville et reste bien moins fréquentée par les promeneurs. Cependant, avant de vouloir augmenter le nombre de commerces, il faudrait au préalable s’assurer que le centre ville préexistant n’est pas en train de partir à la dérive. La grande enseigne internationale « Zara » ouverte depuis peu, qui a pourtant les reins solides, annonce déjà qu’elle va fermer ses portes à Boulogne. Donc pourquoi augmenter la concurrence directe entre les commerçants du centre ville quand ces derniers ont déjà de grosses difficultés à subsister ? Faire tourner les emplois n’est pas une solution pragmatique. Annoncer avec fierté dans la presse ou sur un blog la création d’un certain nombre d’emplois et omettre que ces emplois vont en faire disparaître d’autres…c’est désobligeant…

De plus, il suffit d’ouvrir les yeux, par exemple à Calais, « Les 4 Boulevards » un tout récent centre commercial implanté au cœur de la ville…résultat ? Les enseignes ferment à tour de rôle et le centre ville de Calais se désertifie.

Autre remarque étonnante, Mr Jacky Lebas directeur du cinéma « Les Stars », situé rue nationale, voit son établissement privé de parking durant toute la durée des travaux, soit jusqu’en 2012 ! L’industrie du cinéma n’est pourtant pas très lucrative pour les diffuseurs en ce moment. Ce dernier fait parti de la nouvelle équipe municipale en place… y a-t-il anguille sous roche ? je dois trop réflechir...

Enfin, d’un point de vue personnel, la place Lumière a toujours était ouverte, comme une bouffée d’air en plein centre ville, et cet édifice de 7 étages va considérablement refermer le site, Boulogne paraîtra encore plus à l’étroit et gris.

Les seuls arguments positifs du projet Lumière sont la création de quelques emplois (mais la perte de plusieurs commerces), et quelques taxes versées par la société Q-Park (moi non plus je ne connais pas d’investisseurs privés philanthropiques).

Je me donne le droit le critiquer ouvertement l’initiative de la municipalité, car j’ai quelques propositions pour redynamiser le centre ville:

En premier lieu, pour sauvegarder les commerces, il faut arrêter d’amener les supermarchés au centre des villes, et ce quelque soit la ville. La grande distribution doit restée en périphérie (du centre ville, je précise, je n'ai pas dit en dehors de la ville) et doit assuré un service de livraisons à domicile (tarif privilégié pour les personnes à mobilité réduite et les personnes âgées). En contrepartie, la municipalité assure que ces points de vente soient correctement desservis par les transports en commun. Seules les « superettes » et les épiceries d’appoint ne peuvent avoir pignon sur rue au centre ville.

Ensuite, le maire doit absolument revoir les baux commerciaux. Le centre de Boulogne est truffé d’agences immobilières, d’agences pour téléphonie mobile, de banques, d’assureurs…il faut favoriser, les commerces vestimentaires, les boulangeries, les boucheries, les poissonneries, les spécialités locales, les commerces indépendants (surtout), les commerces culturels, les commerces de décoration et linge de maison etc etc

Pour le stationnement, il faut un parking sous terrain de 3 niveaux (et uniquement un parking sous terrain) sur la place lumière et conserver l’ancien parking en l’allégeant de quelques places pour le colorer de verdure. Il faut instaurer une demi-heure, voir une heure, de stationnement gratuit sur toutes les places de parking (hormis les sous terrain qu’il faudra rentabiliser bien sur).

On pourrait également élargir le marché de la place Dalton, rue Thiers et Victor Hugo (les commerçants valident cette idée), et ne pas le limiter aux produits alimentaires mais diversifier son offre pour accroître sa renommé et sa fréquentation.

Ensuite, il nous faut en périphérie proche de Boulogne (Resurgat par exemple) un grand marchand de vins et spiritueux avec de l'offre, du stock et vente en gros volume (type Tesco ou Calais Vin) pour non seulement attirer les touristes britanniques mais les forcer à rester sur Boulogne. Ce type de commerce existe déjà à Boulogne, mais ce sont de petites boutiques, trés mal placées qui ne fédérent pas les amateurs d'outre manche. Jusqu’alors, les anglais débarquaient et filaient directement sur l’autoroute, quelle perte économique et touristique. Profitons du retour du fret, pour fidéliser ce type de tourisme.

Enfin, personnellement, s’il fallait étendre le centre ville, je l’étendrai dans l’autre sens. Pour recréer un lien entre la ville et le port. En entrant au port ou en débarquant les touristes doivent directement voir un centre ville attrayant et attractif. De plus il faut absolument combler le vide entre Nausicaa et la place Frédéric Sauvage (là, j’aurai mieux compris, et encore, un projet type Projet Lumière, un hall commercial avec parking sous terrain…mais sans le supermarché).

En conclusion, le choix de la municipalité est loin d'être le plus judicieux. D'autres actions moins coûteuses, moins ambitieuses mais beaucoup plus pragmatiques etaient enviables. Il a beau s'appeller Projet Lumière, les commercants ne sont pas là de voir le bout du tunnel.

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25 février 2009

Réponse à Bertrand

Voici les propos tenus par un certain Bertrand (NDLR, à qui je ne dois pas dire que je sais qu'il fait parti du cabinet du Maire) qui me sont directement destinés dans un commentaire d' un article du blog de Frederic Cuvillier datant du 23 fevrier 2009:

"Monsieur Langlois .

Exact, vous figuriez sur la liste de Mr Honvault, qui je l'espère, est assez différent .
Il est vrai que Mme Valla viens d'une autre planète .

Il est vrai aussi qu'il a du vous falloir toute une panoplie pour échapper à ses sollicitations insistantes.

Je ne serai pas étonné qu'elle visait les sénatoriales, déchue du conseil municipal de Neuchatel Hardelot il faut bien s'occuper.
Il fallait bien qu'elle trouve l'issue dans une ville qu'elle ne connait qu'en période électorale et dans laquelle elle n'habite pas .

(Si, juste un petit logement durant 3 mois juste pour se présenter aux municipales de Boulogne)

Une dame qui habite à Hardelot et un suppléant nostalgique du Boulogne d'il y a 30 ans occupé par des fonctions de professeur de Marketing à Paris ...
Bref, tout ce qu'il faut pour planer .

Comme actions pour Boulogne, ils vont tout de même nettoyer la plage de ... ... Equihen... CQFD

Politiquement parlant, Sarkozy est un phénomène (de foire) .
Je vous accorde que le PS trouble les gens de gauche à force d'une certaine incertitude et d'une multitude de courants PS dont personne ne comprend plus rien.

Je comprends encore moins le fait que le NPA de Besancenot soit devenu une "cible à surveiller" tant par les gens de l'UMP que le PS .

L'UMP pas de problèmes, ils ont l'habitude de mélanger anarchie-terrorisme-et ultra-gauche, franchement pas très compatible tout ça ...

(Soit on est anarchiste, soit on est de gauche mais pas les deux à la fois. Sacrée MAM, un tir de roquette sur une gendarmerie Corse c'est de la délinquance mais un caténaire ferroviaire du terrorisme, ha ha ha RI-DI-CU-LE)

Combien de blogs de gens du PS tirent à boulets rouges sur Besancenot, n'y aurait-il que cela à faire?

Combien de blogs de l'UMP font la promotion des livres de Jacques Attali, c'est à peine croyable, il faut dire qu'il est gravement allumé Attali.

Triste période de flou artistique politique, si les situations ne se clarifient pas, si le renouvellement de notre parc gériatrique politique ne se renouvelle pas, nous sommes bien mal partis .

Sarkozy a tenté de mettre un peu de jeunesse mais de la jeunesse ministérielle aux mains liées cela s'appelle de la liberté surveillée. Comme pour tous ses ministre d'ailleurs...

Ne serions nous pas tomés dans un régime monarchique déguisé ?

Un type disant "la France on l'aime ou on la quitte", qui change toutes les spécificités Françaises, peut-il dire qu'il aime la France ?

Certainement pas, il aime la France à son image mais pas LA FRANCE.
Ôser dépenser 420 millions d'Euro sur 5 ans pour réintégrer le commandement de l'OTAN en pleine crise économique est un recul de 60 ans .

Lorsque Obama baisse les impôts pour les plus pauvres, Sarkozy réduit la part d'impôts pour des gens gagnant jusqu'à 1400 années de SMIC en un an (PDG de Renault), autant dire un impôt symbollique .

(sympa, ils ne sont imposés que sur la base de 5 ans de SMIC, 1395 années de SMIC non imposées) . CQFD

En parlant de Renault, savez-vous que Renault investit massivement pour la voiture électrique en Israel alors que le SMIC y est équivalent à celui en France .
Et nous soutenons encore cette industrie, bravo !

(nota: L'industrie automobile Française ne représente pas 10% des actifs mais 2,5%, encore un Sarko-mensonge une fois déduit tous les sous traitants étrangers)

Sarkozy est le fossoyeur des administrations, le fossoyeur des collectivités locales, le fossoyeurs de la France, de la cohésion sociale et de la solidarité nationale .

Je connais un certain Général qui doit se retourner dans sa tombe actuellement .
Sarkozy, Louis XVI-Bis, le roi autiste...

Mr Langlois, faites nous profiter de votre blog : http://langloiseb.canalblog.com/ "

Voici donc ma réponse, posté en commentaire du même article:

"Mais je vous y invite cher Bertrand

Plusieurs choses sont à remettre au point dans vos affirmations.

Concernant Mme Annick Valla, je suis tout a fait d’accord avec vous, je l’ai d’ailleurs expliquer sur mon blog : langloiseb.canalblog.com.

Ensuite, vous nous expliquez que Barack Obama baisse les impôts pour les plus pauvres quand Nicolas Sarkozy offre des cadeaux fiscaux aux plus riches…vos propos sont très réducteurs et pardonnez moi, trop simplistes.
Je suis le premier à revendiquer les actions de Barack Obama, mais les Etats-Unis peuvent se permettre de faire ce geste, car dites moi combien coûtent la Sécurité Sociale, les RTT, le RMI, la CAF, les 35 heures, l’éducation nationale, les universités, les Assedic, l’ANPE, la prime de rentrée des classes ou la prime pour l’emplois au gouvernement américain ?
Je ne suis évidement pas contre ces avantages sociaux, mais la France doit gérer un budget prenant en compte toutes ces enveloppes. Le peuple américain doit cotiser chaque mois sur son salaire pour des assurance santé, assurance vieillesse, des universités hors de prix etc etc…et sans aucune prime du gouvernement.
On ne peux pas, en France, bénéficier de tout ce confort et réclamer une baisse substantielle des impôts !!! Il ne faut pas être plus royaliste que le roi.
De temps en temps il faut aussi savoir prendre du recul, et réaliser que tous ces avantages ne sont pas gratuit, il faut bien qu’on les payent !

Vous reprochez le bouclier fiscal à Nicolas Sarkozy. Je peux comprendre la réaction, c’est une grave iniquité d’offrir des réductions d’impots aux plus riches. Sauf que…vous oubliez de signaler une chose très importante: le contexte international. Dites moi comment voulez vous retenir les chefs d’entreprises en France si vous les assommer fiscalement ? Je vous rappelle juste que pour être employé, il faut avant tout un employeur ! Que préfère t on, une fuite des entreprises et donc pas de revenus fiscal du tout pour l’Etat et une augmentation du chômage ? Ou un bouclier fiscal et des emplois conservés ? CQFD (si vous me permettez)
Cependant, sinon on va encore m’offrir la médaille d’honneur de l’UMP, je ne suis pas du tout d’accord avec le président sur la réduction du deuxième voir du troisième tiers des impôts pour la premiere tranche des imposables. Car offrir 150 euros par an, soit 12,5 euros par mois, ce n’est pas ce que j’appelle augmenter le pouvoir d’achat, sans compter que ça va creuser le déficit abyssal de l’Etat et qu’il va falloir rendre des comptes à la cour européenne. Bref, ça coûte cher et ça sert à rien. C'est une mesurette, une image d'Epinal pour faire croire que, mais en fait non.
Moi je dirai qu’il faut baisser la TVA, baisser la valeur immobilière pour faire baisser les loyers, forcer les banques à proposer les taux de credits les plus bas, en respectant biensur les normes européennes, réglementer les agios qui enrichissent les banques sur le dos des plus pauvres, durcir les conditions d’acceptations des crédits revolving, imposer un seuil maximal de rémunérations annuels pour les plus riches etc etc…

Vous nous expliquer que Sarkozy est le fossoyeur des collectivités locales. Certes, le seule solution qu’il a trouvé pour faire des économies au budget de l’Etat est de décentraliser. En gros, c’est refiler ses dettes à ses enfants. Je suis d’accord. Mais dites moi, localement justement, nous ne sommes pas aidé ! Mr Cuvillier vient d’offrir toutes les recettes du stationnement payant de la ville de Boulogne à une société privée, Q-park pour ne pas la nommer, pour construire un centre commercial en plein centre ville (le projet Lumiere) et à 300 mètres d’un autre centre commercial, soit un perte estimée environs à 1 millions par an !! Je ne vois pas l’ intérêt… et sur ce coup, Mr Cuvillier creuse avec autant d’ardeur que Mr Sarkozy. CQFD

Pourquoi vous offusquez vous que le gouvernement aide Renault ? Ou PSA ? S’il ne l’avait pas fait, on entendrait partout, Barack Obama a sauvé General Motors ou Chrysler, mais que fait Sarkozy ? Il est le fossoyeur de l’automobile française !!!
Et de plus vous avez la mémoire courte, moi je me rappelle très bien du gouvernement Jospin, où Martine Aubry était ministre du travail et de la solidarité, je me rappelle très bien du fiasco de l’usine Renault à Vilvoorde. Il n’était pas plus efficace ce gouvernement pour sauver les emplois et pourtant ce n’était pas en pleine période de crise, au contraire (3 points de croissance cette année là, merci le "maudit" capilalisme)

Sarkozy fossoyeur de la cohésion sociale !! Vous me faites rire, mais le PS ne pipe mot devant le RSA ? N’Est-ce pas un progrès social ?

Je me souviens également du programme de Ségolène Royal, le SMIC à 1500 euros, et bien heureusement qu’elle n’est pas élue, sinon je me demande comment feraient toutes les petites et moyennes entreprises, en cette période de crise, pour rémunérer ses salariés…on aurait une augmentation historique du chômage !!! Voila ce qui arrive quand on est démagogique…

Pour conclure, vous dites qu’un certain général doit se retourner dans sa tombe…je suis d’accord avec vous, mais pas pour les mêmes raisons. On ironise sur Sarkozy en le traitant de Napoléon ou de petit tyran…mais le Général De Gaulle était bien plus strict, bien plus ferme et autoritaire. Il avait centraliser un maximum de pouvoir sur le chef de l’Etat. C'est ca la 5éme république. Il se retournerait dans sa tombe pour tourner le dos à la France, à sa France, car s’il affirmait à l’époque que les Français étaient des veaux, il serait décu de voir à quel point son troupeau a grandi et combien les bergers se battent pour le rester...

Mr sebastien langlois"

Ceci dit, ce Bertrand, n'a pas tort sur tous les points. Mais il s'étonne que le PS surveille le NPA. Pourtant Bertrand n'a pas l'air né de la dernière pluie, mais bon il ne comprend peut etre pas que le PS, tout comme l'UMP, est un parti politique trop vieux, avec des vieilles coutumes, où seuls les carriéristes peuvent évoluer et la priorité dans ce type de parti politique c'est avant tout de passer devant l'autre parti. On assiste à un ping pong intellectuel à coup de mensonges, de poujadisme, de populisme et de démagogie. Et la France attend en comptant les points...

Heureusement, il y a des petits partis, comme le Nouveau Centre ou la Gauche Moderne, qui respectent leurs valeurs et leurs idéaux. Créés pour répondre aux carences des grands partis, Ils sont bien plus ancrés dans la réalité des faits et  font de la politique, de la vraie, bien loin de la masturbation mentale de l'assemblée nationale...

A bon entendeur...




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